Entretien avec Usky

A l’occasion de la sortie de Porte Dorée saison 3 nous avons pu poser quelques questions à Usky afin de plonger pleinement dans son univers

-Salut USKY, présente-toi pour les gens qui ne te connaissent pas

Cette question elle est toujours un peu compliquée, je pense que c’est ma musique qui dit véritablement qui je suis, c’est plus aux auditeurs de me définir qu’à moi de le faire

-T’as sorti la 3ème saison de porte dorée le 21 février, 3 semaines après t’es satisfait des retours ?

Satisfait c’est un grand mot, moi tu sais je suis un mec qui en veut toujours plus et de ce point de vue là je suis jamais satisfait mais après c’est le projet sur lequel j’ai eu le plus de retours donc ça évidemment ça fait plaisir

Soit la fin sera tragique soit magique.

-Tu commences le projet avec « Silence » et un premier couplet très introspectif, c’est important pour toi maintenant de te dévoiler un peu plus ?

J’ai voulu commencer le projet avec « Silence » parce que ça te met tout de suite dedans. Dès le premier titre je m’ouvre et tu découvres qui je suis, t’as pas à attendre la quatrième track pour arriver à m’identifier en quelque sorte. Les intros c’est quelque chose de très important pour moi, je pense notamment à Saori, c’est le premier son, c’est là que tu vas réussir à plonger l’auditeur dans ton univers, ou non, tu peux pas te permettre de perdre des gens dessus. C’est quelque chose que j’aime travailler et j’ai déjà pas mal d’idées pour le futur

-Dans l’album on retrouve « Paris c’est Gotham » dans un style où on t’attend pas du tout, est-ce qu’avec l’expérience et la maturité tu oses plus et t’essayes un peu de sortir de la case dans laquelle on pourrait trop facilement te mettre ?

« Paris c’est Gotham » c’est un son du moment dans le sens où j’ai cherché une prod sur internet, je m’en foutais de savoir si quelqu’un avait déjà posé dessus, j’ai kiffé le mood, j’ai écrit, j’ai posé et puis voilà. C’est le son qui a réalisé le meilleur démarrage streaming donc tu vois que quand tu donnes au public ce qu’ils veulent, ça marche.

-Justement cet engouement autour du son ça te donne pas envie de continuer dans cette voie ?

Pas spécialement parce que tu vois j’ai pas envie de toujours faire ce que le public attend et veut. Je veux garder mon authenticité et surtout continuer à surprendre l’auditeur

-T’as 8 feats sur le projet, et notamment 5 sur addictions, comment elles se sont faites ces collaborations ?

De base je voulais avoir les 5 sur des sons différents puis c’est Eden (Dillinger) qui m’a proposé de faire un seul son avec tout le monde et ça s’est fait naturellement, c’est pas un truc calculé, c’est juste des mecs avec qui on se suit, on a kiffé la prod et on a posé naturellement

-T’as changé les pochettes des deux premières saisons de Porte Dorée et sur les clips issus du projet on peut voir une nette amélioration, c’est quelque chose qui prend de plus en plus d’importance le visuel pour toi ?

Je suis arrivé en 2016 avec « Mojo» et j’ai directement ramené des clips, je suis pas arrivé avec des freestyles insta. Le visuel pour moi c’est primordial pour un artiste et donc pour Porte Dorée 3, même si on avait pas forcément plus de moyens, c’était logique de continuer de s’améliorer dessus.

-En parlant d’artiste, c’est quoi ta définition d’un artiste ?

C’est compliqué de poser des mots là-dessus. Pour moi un artiste dès que tu l’écoutes et que tu vois ses clips tu sais si c’en est un ou pas. C’est quelqu’un rempli, ça peut être rempli de violence, d’amour, de tristesse, peu importe mais c’est quelqu’un d’entier, un artiste il peut pas être dans la semi mesure. Si je me place du côté auditeur je trouve que les artistes sont pas assez représentés en France

-Quelles sont tes inspirations ?

Quand on parle d’inspiration on parle de ce qu’écoutait mon père ou de ce qui m’influence ? Parce que je pourrais te citer Tarantino dont j’apprécie fortement la touch, mais honnêtement tout m’inspire, que ça soit un album, mon tel ou même un pote parce qu’il est drôle et qu’il a des punchlines incroyables.

-Le 25 mai dernier t’as rempli la Boule Noire, quelles sensations ça te procure de te produire dans cette salle assez mythique de Paris ?

Je t’avoue que je déteste parler du passé, la Boule Noire c’était super mais maintenant on va annoncer une date dans une salle deux fois plus grande et je suis focalisé là-dessus. La réussite c’est des objectifs, la Boule Noire c’en était un, on l’a atteint maintenant on passe au suivant.

-Dans le projet tu dis « mon pire cauchemar serait d’être rappeur à 40 ans » comment t’envisages le futur ?

Je suis pas projeté dans le futur pour l’instant, je suis dans mon truc. Soit la fin sera tragique soit magique. Si elle est magique je pourrais me dire que j’étais pas si fou, si c’est tragique je me reconvertirais dans un truc comme tout le monde

Merci à Usky d’avoir répondu à nos questions

Thomas Lopes

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