L’Europe Rap #1 : L’Islande

L’Islande est un des plus petits d’Europe en termes d’habitants. Connu pour ses cascades, ses volcans et tous autres merveilles naturelles. Ce pays nordique n’en reste pas moins une terre de rap. Découvrons ensemble cette scène pour l’instant principalement locale mais qui commence à faire de plus en plus de bruit dans les contrées qui l’entourent. 

 

L’histoire :  

Le premier groupe de rap islandais date des années 90 et se nomme Quarashi. Il rencontre un grand succès sur cette terre de feu avec un double disque d’or pour leur premier album Xeneizes.

Problème ? Ils ne rappent pas en islandais. Il faudra attendre 2001 pour voir XXX Rotweiler devenir le premier groupe à rapper dans leur langue natale. Le groupe est un mix de rap et de rock très agressif. Le rock et le métal étaient installés depuis de nombreuses années dans l’île donc rien de très surprenant que le groupe en soit influencé.

Pendant 15 ans, le rap islandais aura du mal à se renouveler et à se faire une véritable place dans le pays. C’est finalement vers 2015 que le rap islandais va connaître sa génération dorée qui lancera pour de bon ce mouvement au sein de ce pays de 300 000 habitants.  

Mais alors qui sont ces incroyables rappeurs qui ont lancé le rap islandais ? Quelles sont les têtes d’affiches du rap de ce pays enneigé plus de la moitié de l’année  

Les artistes à connaitre :  

Reykjavíkurdætur 

Littéralement « les filles de Reykjavík », ce groupe de 17 rappeuses est le collectif le plus important d’Islande. Ultra engagé politiquement, le groupe s’exprime de manière parfois très crue sur des sujets politiques comme la corruption des politiciens ou la condition des femmes dans le monde. Elles sont les seules rappeuses clairement identifiées en Islande. Mais elles n’ont pas sorti de projet depuis 2 longues années maintenant, même si un début de retour était prévu avec le single “sweets” envoyé fin 2019. 

Aron Can  

Aron Can est un prodige. À tout juste 16 ans, il sortait son premier album Pekkir Straginn. Il s’est ensuite encore un peu plus imposé avec deux autres albums intitulés INOTT et Trupiter. Son rap rentre dans la vibe « cloud rap ». Dans ses textes, il aborde des sujets assez basiques comme l’amour ou la réussite. Certains de ses sons on été streamé plus de deux millions de fois, c’est 7 fois plus que la population de l’île. C’est un peu comme si Booba avait 420 millions de streams sur chacun de ses sons (on est plus sur 50 millions au grand maximum).  

GKR  

GKR, c’est un peu le Vald islandais. Un personnage loufoque, qui fait des gros bangers sur n’importe quels sujets comme le petit déjeuner, sa réussite, sa peur de grandir ou encore de devoir faire des choix. Ultra apprécié des islandais, il se fait aussi remarquer par ses clips colorés et presque enfantins. Un de ses clips a été diffusé sur la célèbre chaîne Youtube américaine du label Mad Decent, preuve encore une fois que le rap islandais commence à passer les frontières. 

 Sturla Atlas 

Entre le rap, l’électro et le R&B, on retrouve Sturla Atlas. Tombé dans la musique un peu par hasard grâce à un de ses amis, Sturla Atlas a été une véritable révélation en Islande. Mélangeant chant et rap, il pourrait être comparé à un Justin Bieber. Ultra influencé par la musique américaine, il a fait une grande tournée mondiale avec des dates à Barcelone ou au USA

 

Logi Pedro 

Ce rappeur de 26 ans, né d’un père islandais et d’une mère angolaise fière de sa réussite, chante dans ses textes écrit en islandais (véritable question pour tout rappeur de l’île : « Je rap en anglais ou en islandais ? »). Il explique son choix : « Ça s’est imposé comme une évidence et ce ne sera pas une barrière. Tout est question d’énergie, de connexion, de perception. Le public le sent bien, peu importe s’il ne comprend pas tous les textes. ». 

 

Il y a évidemment de nombreux autres artistes incroyables en Islande comme Alexander Jarl, Emmsjé Gauti ou encore Herra Hnetusmjör. Mais il est compliqué de trouver beaucoup d’info sur ce rap grandissant puisqu’il reste encore assez confidentiel.

Paul Jobard 

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