L’Orientation #4 : Anaïs Lawson, DA chez Jeune A Jamais

Derrière bon nombre d’artistes issus de la scène “underground” on retrouve le label Jeune A Jamais, et derrière ce label se cache Anaïs Lawson. Aujourd’hui on part à la découverte de son métier et des coulisses de Jeune A Jamais.

 

Salut Anaïs, peux tu te présenter brièvement et décrire ton travail ?

Je suis Anaïs Lawson, directrice artistique et associée du label Jeune à Jamais que j’ai créé il y a 3 ans avec mes partenaires, la maison d’édition Alter K. J’essaie de déceler et produire les talents du rap de demain. 

Proposer un reflet d’une génération d’artistes qui n’ont pas peur du do it yourself et de l’expérimentation

 

Aujourd’hui t’es directrice artistique chez JAJ, quel a été ton parcours jusque-là ? 

J’ai commencé par les beaux-arts, et très rapidement, je me suis rendu compte que j’étais plus intéressée par le fait de mettre en avant le talent des autres plutôt que le mien. Pendant mes études dans la culture puis le digital, j’ai été stagiaire puis employée à la communication de la société de production de spectacle Yuma Productions. J’y ai fait mes armes et j’ai eu la chance de travailler sur des tournées comme celle de Joke, la MZ, Niro, Kalash… C’était une époque où on devait se battre pour faire jouer ses artistes partout en France. 

C’est aussi pendant cette période que j’ai rencontré Jorrdee dont je suis devenue la manager jusqu’en 2017. 

J’ai continué par la suite mon travail de management (Nodey, Pehoz), tout en gérant la communication nationale du festival Rendez-vous Hip Hop initié par l’association Hip Hop Citoyens. Et finalement, après de nombreuse discussion avec Alter K, dont j’étais proche, on a décidé de créer Jeune à Jamais. 

Butter Bullets pour Jeune A Jamais

JÀJ est connu pour dénicher de véritables pépites et s’inscrit dans une philosophie de découverte de talents, quelles sont les étapes (pour un artiste) avant d’aboutir sur une signature chez JAJ ? 

On recherche des artistes avec une esthétique forte, autant au niveau de la musique qu’ils proposent que visuellement, un univers complet qui puisse transporter le public. La ligne directrice du label, c’est de proposer un reflet d’une nouvelle génération d’artistes qui n’ont pas peur du do it yourself et de l’expérimentation.

Pour signer en artiste sur le label, il faut proposer quelque chose d’unique et avoir déjà un background et une certaine activité (EP, clips…). On ne suit pas le buzz et les followers, mais la qualité des projets. 

On lutte contre la standardisation de la musique

Vous êtes rattachés à Alter K, une structure indépendante, c’est important pour toi de garder cette indépendance ? 

Oui, c’est très important, ça nous permet beaucoup de liberté aux niveaux des choix artistiques. On a personne derrière nous pour nous taper sur les doigts si on atteint pas telles ou telles statistiques, ou si on ne rentre pas dans une case bien définie. On est une petite équipe, l’ambiance est familiale et chaque membre de l’équipe peut donner ses idées et participer aux signatures et développement de nos talents. Avec nos artistes, on lutte contre la standardisation de la musique.

Est-ce que jeune à jamais est une structure à 360 degrés, ou y a-t-il certains services que vous ne proposez pas ? (Management, placement synchro…) 

On ne fait pas de 360°c, pas de management d’artistes, pas de booking. Ce sont des métiers qui demandent des qualifications et réseaux différents. Mais on englobe tous les contrats de label (distribution, licence, artiste) et d’éditions (pacte de préférence, dépôt, placement synchro). 

 

Vous avez un roster d’artistes incroyable, est-ce qu’on pourrait avoir droit à un projet commun rassemblant tous les artistes JÀJ dans un futur proche ? 

Oui, on y travaille. On espère proposer une compilation avec des morceaux exclusifs de nos artistes prochainement…

 

Si t’avais 3 conseils à donner à quelqu’un qui veut se lancer dans la production d’artistes ? 

Bien se renseigner sur les différents contrats, avoir une vision sur le long terme, suivre son instinct et pas ce que font les autres. C’est un métier de passion qui demande un grand nombre de compétences, autant artistiques, que juridiques ou budgétaires. 

 

Merci d’avoir répondu à nos questions ! 

Merci L’étudiant en Rap, continuez à nous délivrer d’aussi bons contenus sur les rappeurs(euses) de tous horizons et notoriétés, force à vous ! 

 

Thomas Lopes

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