L’orientation #3 : Emeric Berco

Emeric Berco, c’est la voix de Skyrock qui nous accompagne toute la semaine. Animateur sur la célèbre radio depuis plusieurs années, Emeric nous explique aujourd’hui son métier, ses objectifs et son parcours

Nom, prénom, âge ce que tu fais et ce que tu voulais faire enfant ? 

Emeric Berco, j’ai 31 ans je suis animateur radio et c’est le métier que je voulais faire enfant. 

En quoi consiste ton métier ? 

Mon métier, il consiste à développer de l’interactivité avec les gens qui m’écoutent, ce qui a été très compliqué pour moi car j’étais timide ! Mais parler dans un micro était pour moi un moyen, au début, de me détendre psychologiquement, mais aujourd’hui c’est surtout un moyen de kiffer avec des rencontres, des interviews etc… La magie de travailler dans une des radios les plus écoutées et surtout une radio avec laquelle (comme beaucoup de jeunes) j’ai grandi. Donc mon métier consiste à ça, mais aussi à développer pleins de projets autour ! 

Comment s’est passée ta scolarité ? 

Ma scolarité s’est globalement mal passée. Je ne travaillais pas super bien. Cela ne me motivait pas et j’y allais plutôt à reculons. Je n’avais même pas de super bons rapports avec mes camarades donc vraiment c’est pas des supers souvenirs. J’avais hâte que cela s’arrête, mais je suis quand même allé jusqu’au bout du lycée même si je n’ai pas eu le bac. Le bac c’est une drôle d’histoire pour moi… 

Raconte-nous !  

C’était le jour de l’épreuve de philo et j’avais un entretien pour une radio le même jour. Cet entretien c’était vraiment le rendez-vous de ma vie, c’est le genre de moment tu sais que tu prends une décision complètement folle, mais cette décision a changé ma vie. Le matin, j’avais menti à mes parents en disant que je partais pour l’épreuve, mais en réalité j’ai pris un train pour Orléans, là où j’avais mon  rdv. Le soir même ils m’ont appelé pour me dire que j’étais pris et j’étais ultra heureux. Le coup de poker avait marché ! Sinon j’étais cuit. 

C’était quoi tes passions ? 

La musique a toujours été ma passion première. C’est vraiment le seul truc qui m’a  toujours fait vibrer. J’ai toujours aimé aussi tout ce qui se rapproche de l’entertainment donc le cinéma, les jeux vidéo etc… 

Comment es-tu venu jusqu’à la radio ? Comment es-tu tombé dedans ? 

J’envoyais des maquettes partout, car je savais que pour arriver sur une grosse radio comme Skyrock (qui était mon objectif) il fallait passer par des radios locales. Quand je parlais tout à l’heure de Orléans, la radio pour laquelle j’ai travaillé là-bas fait partie de celles qui ont contribué a vraiment m’ouvrir les portes vers Skyrock. 

Quelle était ta première émission ? Raconte-nous ! 

C’était dans mon deuxième pays, le Cameroun ! Mon père était français, ma mère  camerounaise, et j’ai grandi au Cameroun jusqu’à mes 8 ans. Là-bas, il n’y a que 2,3 radios donc n’importe quel animateur devient automatiquement très populaire. A 8 ans j’ai fait mon premier micro en m’invitant dans une émission et l’animateur principal m’a laissé parler au micro.

Je voulais visiter une radio, donc j’avais demandé à ma mère de m’emmener dans une d’elles pour voir. Et moi, le grand timide que j’étais, je deviens comme un fou. C’était comme une révélation. L’animateur l’a vu et m’a dit que je pouvais venir dire un mot au micro ! Et je n’ai pas juste dit un mot, j’ai parlé sans m’arrêter. L’animateur a tellement été surpris qu’il m’a demandé de revenir tous les matins faire une rubrique. J’avais 8 ans, c’était complètement fou. 

Tout le monde parle de “percer”, mais je pense que plus dur que ça c’est de “rester”

Et ta première interview c’est quoi ? 

C’est du lourd, c’est Yannick Noah ! Toujours grâce à cette radio au Cameroun pour qui je continuais de faire des rubriques même une fois que j’étais rentré à Paris. Mais j’étais très  intimidé, car c’est une légende. A seulement 8 ans, je n’étais pas préparé à ça. 

C’est quoi ce que tu as accompli dans ton boulot dont tu es le plus fier ? 

C’est déjà de faire le travail que je voulais faire étant petit. Ça, c’est quand même le  rêve de beaucoup. 

Mais si je dois parler d’un évènement, c’était il y a 2 ans. Il y avait une conférence en Suisse avec comme intervenants des personnes de la télé et de la radio, invités pour parler de leur métier.  J’ai fait une présentation et il y avait vraiment beaucoup de monde, des professionnels du  métier, des grands diplômés. A la fin ils m’ont tous applaudi et félicité.  

 

C’est dans ce genre de moments que tu te sens vraiment accepté.  

Tout le monde parle de “percer”, mais je pense que plus dur que ça c’est de “rester”. C’est un milieu tellement compétitif. Personne n’est irremplaçable. Je suis toujours très content de ce qui m’arrive, mais chaque jour je sais que ça peut être la fin si je ne m’adapte pas  aux nouvelles tendances, aux évolutions du milieu mais tant que j’ai cette passion qui  m’anime, je n’ai pas peur. 

C’est quoi ton travail de rêve ? 

C’est ce que je fais aujourd’hui. Mais mon rêve ultime, ce serait d’être complètement indépendant, de pouvoir même produire du contenu pour les autres. J’ai envie d’être consultant, je rencontre plein de gens qui méritent d’être mis en lumière. Je ne peux pas encore le faire réellement, mais c’est l’objectif ! J’ai envie de pouvoir aider les gens passionnés. J’ai envie de pouvoir produire les gens que je trouve intéressants, pouvoir leur donner les clefs pour réussir.

As-tu un conseil pour les gens qui voudraient se lancer dans la même voie que toi ? 

Même si le facteur chance peut jouer énormément, c’est le facteur travail qui sera  toujours le plus important et qui sera toujours le plus récompensé. Il faut être motivé dès le début car c’est là où on a le plus de force et de mental. Et surtout se crasher ! Honnêtement, je ne connais personne de passionné et de travailleur qui n’a jamais réussi. Je ne te dis pas que tu ne vas jamais connaitre l’échec bien au contraire, mais juste que ça finira forcement par marcher. Les gens qui mouillent le maillot, ils y arrivent tous sans exceptions.

 

Paul Jobard & Thomas Lopes 

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